Je viens de pulvériser un record: cela fait plus de 24 heures que je suis collée à mon lit, telle une grosse larve paresseuse, c’est peu dire d’ailleurs. Il serait plus approprié de parler de processus de végétalisation avancé. 24 heures que je suis dans cet état létal à me nourrir de la lumière, qui passe à peine du salon à ma chambre, déjà filtrée par les rideaux et les nuages avant eux. En parlant de lumière, je viens de griller l’ampoule de ma chambre. Quand je pense que je voulais allumer la lumière parce que je n’avais rien vu de réellement éclairé depuis 24 heures qui ne soit autre que l’écran de mon ordinateur..
Je peux encore sentir les dégâts que mes chutes successives à la neige, puis au skate park, ont causé à mon dos, mes omoplates et mon cul. Comme j’aimerais bien que quelqu’un vienne à ma rescousse et me masse un peu.. Mais bon, il n’y a plus personne à la maison depuis hier. C’est étrange.
Depuis le début des vacances je m’étais habituée à voir du monde. D’abord à Nice, où j’ai passé une superbe semaine et où je me suis sentie plus chez moi qu’ici à Bordeaux. Et puis cette semaine où mes amis sont venus chez moi pour fêter le nouvel an. Je suis vraiment contente que rien n’ait changé depuis que nous sommes dispatchés aux quatres coins de la France.
Et depuis qu’ils sont partis plus aucun son, aucun rire ne fait vivre l’appart. Le chauffage de la salle à manger a été éteint, la moitié de l’appart a retrouvé sa froideur. And so did my heart.